Florent Dominé est chercheur CNRS et professeur associé à l’université Laval.
Son expertise porte sur les rétroactions climatiques arctiques, les interactions neige–végétation–pergélisol, la physique de la neige, le régime thermique du pergélisol, la dynamique de la végétation arctique et le budget carbone de l’Arctique
Centres d’intérêt de recherche
Rétroactions climatiques arctiques :
L’Arctique est la région du globe qui se réchauffe le plus rapidement, en grande partie à cause de rétroactions majoritairement positives. La rétroaction albédo–neige est bien connue, mais de nombreuses autres restent à découvrir. Nous étudions les processus physiques, chimiques et biologiques de l’Arctique pour mettre en évidence de nouvelles rétroactions pouvant être intégrées aux modèles et ainsi améliorer la fiabilité des projections climatiques.
Interactions neige–végétation–pergélisol :
La végétation arctique, notamment les arbustes, est en expansion. Cela augmente l’accumulation de neige et modifie ses propriétés physiques, ce qui influence directement le régime thermique du pergélisol. Nous avons mis en évidence une rétroaction négative : la conduction thermique par les branches d’arbustes enfouies dans la neige, qui accélère le refroidissement du pergélisol en hiver. Au printemps, ces mêmes branches absorbent la lumière, réchauffant le pergélisol. Le bilan global de ces deux effets est actuellement en étude.
Physique de la neige :
La neige est un élément clé des environnements arctiques. Pour simuler correctement l’évolution du climat arctique, il faut représenter de manière fiable les propriétés physiques de la neige ce que les modèles actuels peinent à faire.
Nous quantifions donc des processus propres à la neige arctique afin de les intégrer dans de nouveaux modèles de physique de la neige, tout en produisant des séries de données atmosphère–neige–sol issues d’un long suivi en Arctique bas et haut, utiles au développement de ces modèles.
Régime thermique du pergélisol :
Le pergélisol renferme d’importantes quantités de matière organique. Lorsqu’il dégèle, cette matière peut être dégradée par les microbes et relâchée sous forme de CO2 ou CH4.
Comprendre les rétroactions liées à la neige et à la végétation permet d’améliorer nos connaissances sur l’évolution du régime thermique du pergélisol et de mieux quantifier la rétroaction carbone du pergélisol.
Dynamique de la végétation arctique :
La croissance et l’expansion de la végétation — notamment la « shrubification » modifient l’albédo estival et génèrent une rétroaction radiative.
Quantifier la vitesse de cette expansion est donc essentiel. En combinant mesures spectrales terrain et télédétection, nous avons quantifié cette rétroaction dans des vallées arctiques de différents types et montré que la shrubification en Haute-Arctique échappe souvent aux méthodes usuelles de télédétection.
De nouvelles approches sont en développement pour améliorer ce suivi.
Budget carbone de l’Arctique :
L’estimation des stocks de carbone arctique reste très incertaine par manque de données.
Nous contribuons à réduire cette incertitude par des évaluations détaillées, notamment en intégrant les effets de la géomorphologie.
Nous étudions également l’évolution de ces stocks liée aux processus géomorphologiques ou aux changements de végétation.
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